Patients

Si Yuan

Rattaché à la vie par… un cordon ombilical

Tout jeune, la maladie s’est immiscée dans ma vie quand on a annoncé à mon petit cousin qu’il était atteint d’un Lymphome de Hodgkin. Seulement trois mois plus tard, je perdais mon meilleur ami d’enfance, et mon innocence.

Du haut de mes 13 ans, j’ai supplié mes parents de me faire passer des tests et, dans la même année, on m’a détecté une anomalie sanguine, de cause inconnue.

C’était comme m’annoncer qu’il y avait dans mon corps une bombe à retardement.

C’est en 2016 que tout s’est accéléré, alors que j’entamais tout juste l’université. Une session seulement après le début de mes études en médecine, je ne me sentais vraiment pas en forme. Je me disais que j’étudiais trop, que je ne faisais pas assez de sport… mais j’ai fini par me réveiller à l’urgence avec une anémie critique.

La bombe, 6 ans après avoir commencé à faire tic-tac, avait finalement un nom : syndrome myélodysplasique. Un cancer du sang. C’est à ce moment que l’on m’a parlé de la greffe de moelle osseuse, un traitement qui a le pouvoir de guérir définitivement ma maladie. Mais il fallait un donneur.

Je me souviens encore du sourire de mon médecin quand mes parents lui ont dit qu’ils avaient conservé le sang du cordon ombilical de ma sœur. Un mois plus tard, nous recevions l’appel : « 100% compatible ». Nous en avions les larmes aux yeux. Les cellules souches de ma petite sœur allaient me sauver la vie !

Aujourd’hui, je ne me suis jamais senti aussi plein d’énergie. Deux ans après avoir mis ma vie en suspens, j’ai hâte de retourner à mes études. Je suis infiniment reconnaissant de la chance que j’ai eue, mais je rêve d’un monde où la greffe de cellules souches n’est pas une exception, mais un traitement accessible à tous.

Unis que nous sommes par le sang, si nous joignons nos forces pour appuyer les soins et la recherche, les histoires de miracles comme la mienne ne cesseront de se multiplier.

 

Chaque jour, à l'HMR, les traitements par cellules souches changent des vies et reprogramment l'histoire de patients comme Si Yuan.